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14 février

CONFERENCE DE ANNE LACROIX RIZ

LE 14 FEVRIER 2012

A LA LIBRAIRIE QUAI DES BRUMES

L'appareil nazi en France (1933-1939)

Suivi de La crise des années trente et stratégie du choc

20h30 Maison des associations

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Luttes sociales

Lundi 17 janvier 2011 1 17 /01 /Jan /2011 22:49

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Merkwiller-Pechebronn, village de plus de 800 habitants et capitale historique des champs pétrolifères Alsaciens exploités par la société Antar jusqu’en 1970, abrite depuis 1962 ISRI France, une usine employant 450 personnes à la fabrication de sièges pour l’industrie automobile. Cette commune des Vosges du Nord, est témoin depuis mi-décembre 2010 d’un conflit majeur opposant salariés et direction d’ISRI France.
Le 16/12/2010, face au refus de la direction d’entendre le mécontentement des employés et de dialoguer, à l’appel de la CGT une partie des salariés se met en grève contre la baisse des coefficients et pour obtenir une augmentation de salaire. La production bloquée durant plusieurs heures, un protocole est finalement signé. Mais la direction n’en reste pas là. Alors qu’elle s’était publiquement engagée à ce qu’il n’y ait aucune sanction et aucune discrimination syndicale, le 19/12/2010 vingt-six salariés grévistes, tous CGT, reçoivent une convocation pour des entretiens en vue de sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement. Ces entretiens sont prévus le 29/12/2010, durant la trêve des confiseurs, alors que le personnel est en congé. Une cinquantaine de militants viennent devant les portes de l’usine, dans le froid et la neige, soutenir les salariés le jour de leur convocation. La direction accepte finalement de recevoir une délégation syndicale composée d’Amar Ladraa (Secrétaire Général Métallurgie CGT) et Jacky Wagner (Secrétaire Général Union Départementale CGT67). Mais les entretiens se poursuivent et les sanctions tombent : cinq jours de mise à pied pour chaque salarié gréviste, une procédure de licenciement contre Christian Hausberger, le délégué CGT mis à pied dès le 21/12/2010, et le licenciement immédiat des deux salariés qui l’ont accompagné dans la négociation. Le 30/12/2010 une réunion extraordinaire du Comité d‘Entreprise est provoquée par la direction pour avis sur le projet de licenciement de Christian Hausberger. Projet que les représentants du Comité d’Entreprise refusent évidemment de soutenir.


Le 11/01/2011, une nouvelle journée de mobilisation conduit plus de 150 personnes devant l’usine. Quelques fanions CFDT, SUD, Front de Gauche et PCF apparaissent dans le rassemblement, mais l’organisation la plus représentée reste la CGT avec aussi des délégations autres que l’Union Locale d’Haguenau et la CGT Métaux. La solidarité fonctionne pleinement. Par exemple pour l’Union Locale CGT de Molsheim, distante de plus d’une heure de route du site ISRI France Merkwiller-Pechelbronn, l’un des représentants prend la parole en disant : « Quand on a appris ce qui se passe chez vous, on a décidé de venir tout de suite parce que c’est inacceptable. ». Inacceptable est bien le mot, car selon Christian Hausberger pour le directeur, « Ceux qui ont commis une faute lourde sont ceux qui sont allés dans son bureau pour négocier l’accord de fin de grève. ». Le bras de fer oppose donc une direction se prétendant pour le droit de grève, mais estimant que le mouvement du 16/12/2010 procède de l’exercice abusif de ce droit de grève. Comme le rappelle Christian Hausberger, sur les quatre heures de débrayage, aucune issue de l’entreprise n’a été bloquée et un constat d’huissier stipule qu’un camion a été en signe de protestation retenu sur place seulement trente-cinq minutes.


Les enjeux de cette bataille vont bien au-delà d’un conflit local. C’est le droit de grève qui est purement et simplement remis en cause. Charge maintenant au directeur d’ISRI France de démontrer devant les juridictions saisies, dont les Prud’hommes, en quoi le droit de grève s’est exercé de manière abusive le 16/12/2010 durant quatre heures. Pour la CGT, le but à atteindre est l’annulation des licenciements et l’abrogation des sanctions pesant sur les salariés. Les méthodes employées par la direction visent, toujours selon Christian Hausberger, à « L’intimidation de tous les salariés pour que plus personne ne bouge. ». Entamant sa 26ème année à l’usine, il connait bien le directeur arrivé après lui, en 1993. Ce dernier lors d’un entretien avec les syndicalistes a affirmé, mettant en avant l’impact financier de la grève : « De toutes façons, c’est vous ou c’est moi. ». Ce qui forcément, conduit aujourd’hui les militants à dire lors des différentes prises de paroles : « Si aucune solution satisfaisante n’est trouvée, nous allons nous appliquer à rendre le siège de ce monsieur le plus éjectable possible ! ».


Un comble pour un directeur d’usine de sièges de voitures !
 

 

Jean-Marc Claus
Correspondant Bénévole pour L’Humanité.fr
11/01/2011

Par PCF 67 - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 24 novembre 2010 3 24 /11 /Nov /2010 18:32

Lundi 29 novembre prochain 12 militants de Mulhouse sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir participé à la campagne internationale "Boycott/Désinvestissements/Sanctions" initiée par la société civile et politique palestinienne en vue d'agir pour mettre fin à l'impunité de l'Etat d'Israël.

Malgré la censure dont cette soirée fait l’objet à Mulhouse, le Collectif Palestine 68 appelle toutes celles et ceux qui sont épris de justice et de paix pour le peuple palestinien, à soutenir et à rejoindre les camarades à l’occasion du

 

Attention : changement de lieu!

Grand meeting de solidarité :
VENDREDI 26 novembre à 20 h


Foyer StMarie, rue du Mal. De Lattre de Tassigny  à WITTENHEIM (cité Fernand-Anna)

  • Pour le renforcement de la campagne BDS
  • Pour la défense du Droit international en Palestine
  • Pour la défense de la liberté d’agir et de s’exprimer

Avec la participation de :

  • Omar ALSOUMI (Génération Palestine)
  • Isabelle AVRON (AFPS)
  • Emmanuelle BECKER (Parti Communiste Français)
  • Nahla CHAHAL (CCIPPP)
  • Jean Claude MEYER (Union Juive Française pour la Paix)
  • José Luis Moraguès (Coalition anti-Agrexco)
  • Jacques MULLER (Europe Ecologie – Les Verts)

Rassemblement de soutien
LUNDI  29 novembre dès 8 h
devant le tribunal correctionnel, 21 Av.Robert Schuman à Mulhouse
Appel à la solidarité financière

Ensemble amplifions le soutien pour la défense des droits du peuple palestinien
Ensemble, défendons le Droit, la Justice et la liberté de s'exprimer et d'agir

départ en voiture de Strasbourg à 6 heures place de l'Université

      Article des DNA de vendredi 26 novembre

 

68 / Campagne de boycott

Meeting à Wittenheim

     Le Collectif Palestine 68 organise vendredi à l'église St-Christophe de Wittenheim un meeting de soutien aux militants convoqués lundi au tribunal de Mulhouse pour avoir appelé au boycott des produits israéliens. Le CRIF se dit « outré » par ce boycott qualifié « d'absurde ». 
Le meeting de soutien devait se tenir à La Fonderie, à Mulhouse. « L'accès à cette salle nous a été interdit car le thème était jugé "incompatible avec les orientations de l'établissement". D'autres salles nous ont ensuite été refusées ; la dernière parce qu'elle "a pour mission principale le divertissement" et que "toutes manifestations qui pourraient nuire à cette mission sont interdites" », expliquent les organisateurs qui parlent de « censure ». 
Cette réunion se tiendra finalement vendredi, à 20 h, à l'église Saint-Christophe, rue du Muguet à Wittenheim (cité Fernand-Anna). Plusieurs personnalités dont Omar Alsoumi (Génération Palestine), Emmanuelle Becker (PCF), Jean-Claude Meyer (Union juive française pour la paix) et le sénateur Jacques Muller (Europe Écologie-Les Verts) doivent y participer.

« Il n'y a eu aucune violence »

     Le collectif entend « défendre le droit international en Palestine » et « la campagne boycott des produits issus des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé ». Il soutient aussi les 12 militants mulhousiens convoqués lundi devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir participé à la campagne de boycott (DNA des 9 et 10 septembre). 
« Il est particulièrement choquant de voir mis en accusation des militants pacifistes », remarquent les organisateurs, qui demandent leur relaxe en indiquant qu'« il n'y a eu aucune violence, dégradation ou pression sur les personnes ». « Cette campagne a pour seul but de mettre fin à l'impunité de l'État d'Israël qui refuse depuis des décennies de mettre en application les résolutions de l'ONU », précisent-ils.

Le CRIF « outré »

     Dans un communiqué, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) se dit « particulièrement outré que l'ancienne magistrate Eva Joly et l'ancien diplomate Stéphane Hessel encouragent les militants pro-palestiniens à enfreindre les lois de la République en les appelant à boycotter les produits israéliens ». Le CRIF estime qu'ils « encouragent » des manifestations « qui peuvent être violentes et être un trouble à l'ordre public. Le boycott est illégal et politiquement absurde ». 
Le CRIF rappelle par ailleurs la position que Martine Aubry, première secrétaire du PS, a prise le 8 novembre lors du dîner régional du CRIF à Lille : « Ceux qui prônent le boycott se trompent de combat ; au lieu de porter la paix, ils portent l'intolérance, ils portent la haine, et quand on veut un chemin de paix, on ne commence pas par porter cela ». Le CRIF « espère que la justice condamnera » les 12 militants.

F. By

Par PCF 67 - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 10:00

Manif Clown

Cette nouvelle journée de mobilisation a commencé bien avant la veille par un matraquage médiatique annonçant infléchissement du mouvement, démobilisation et baroud d’honneur des syndicats. Au point qu’il aurait quasiment fallu le 06/11/2010 à 14:00, dire à tous ces manifestants convergeant vers la place de la République de rentrer chez eux car selon les prévisionnistes, ils n’auraient pas du être là !

Ce fut sur plus de 2 km une succession de banderoles, de panneaux, de drapeaux, de camions assurant spectacle et décibels, portés, supportés et entourés par 7.000 marcheurs, cyclistes et roller-skateurs selon les organisateurs. 7.000 selon les organisateurs,  4.000 selon les Dernières Nouvelles d’Alsace… Les syndicats étaient bien présents et la palette des coloris tirait beaucoup vers le rouge CGT et l’orange CFDT, mais les blancs-bleus UNSA et CFTC n’étaient pas en reste, ainsi que la FSU, et Sud-Solidaires qui assurait le spectacle avec le duo Johny-Sarko. Il y avait même une ligne de blancs CFE-CGC et FO fermait la marche.

Dans le cortège s’étaient glissés l’ABCDE67-MNCP, défendant la cause de chômeurs et des précaires touchés de plein fouet par la contre-réforme des retraites. L’organisation Femmes Egalité marchait avec les Poupées en Pantalon, appelant à une manifestation aux flambeaux à 19h00 place Kléber sous le slogan « Un enfant quand je veux, si je veux ! Notre corps nous appartient toujours ! ». Sujet d’actualité, mais aussi parfaitement en phase avec la question des retraites et les carrières des femmes.

Les mouvements et partis politiques avaient également répondu présents à l’appel. Une petite délégation du Deutche Kummunist Partei de l’arrondissement d’Ortenau (D) battait pavillon aux côtés du PCF 67 distribuant tracts et cahiers citoyens. Le Parti de Gauche se tenait à proximité. Le NPA et LO assuraient également une indéfectible présence. Le PS marchait en ordre derrière sa banderole. Le Collectif Jeunes rassemblant entre autres les mouvements Jeunes Socialistes, Jeunes Communistes, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Union Nationale des Etudiants de France, témoignait d’un dynamisme et d’une détermination à toutes épreuves. Innovation : cette fois ci les anarchistes ont défilé sans le double cordon policier les prenant en sandwich !

Manif 6 nov

Autre innovation, les habituels fonctionnaires de police assurant la sécurité du cortège se sont vus soutenus et appuyés par une brigade de clowns sortis de nulle part mais déterminés à aller jusqu’au bout. Réglant la circulation, filmant les manifestants, effectuant des contrôles d’identité  à l’emporte-pièce, verbalisant pour défaut de sourire, ces catalyseurs du rire ont avec beaucoup de finesse joués dans le registre de la provocation tout au long du cortège.

Dresser une pyramide des âges des participants serait intéressant, car il n’y avait pas d’absents. Cependant, alors ils pourraient tranquillement rester chez eux et s’économiser, le nombre toujours important de retraités en marche questionne positivement sur le thème de la solidarité nationale.

Une fois arrivée place Kléber, la dispersion de la manifestation s’est effectuée sans heurs sur un mode plutôt festif, mais avec au préalable des prises de paroles militantes annonçant la poursuite du mouvement et dénonçant clairement la démarche du président Sarkozy qui « met abusivement et constamment en avant le mandant obtenu en 2007 par les urnes, pour légitimer aujourd’hui la casse du Programme du Conseil National de la Résistance. ».

Florilège de slogans : « Quant tout sera privé… on sera privé de tout ! », « La démocratie pour LE nul. Ouvrage en édition très limitée à un seul exemplaire. »,  « Hé toi ! Tu es concerné(e). Sors de là et bats-toi, comme tous ceux qui ont des couilles… », « Sarko, tu as écrasé l’opinion des Français. En 2012 les Français t’écraseront. », « Sarko, ton arrogance et ton mépris te coûteront ta tête en 2012. », « Etudiante à 20 ans, chômeuse à 25 ans… et toujours précaire à 67 ans ? Non, merci ! », « Pas une année de plus ! Pas un euro de moins ! », « Les barbares : Reagan, Tatcher, Sarkozy, Fillon. Dureté et rigidité son compagnons de la mort. Les civilisés : Le peuple en marche. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie. La paix se construit par la justice, pas par le mépris. », « Pour renflouer notre caisse de retraites : faire cotiser les robots !!! », « Ecoles : Voulez-vous de vieux croûtons pour vos petits lardons ? », « Si tu gagnes moins de 4.000€/mois, croire que ce combat n’est pas le tien nuit gravement à ton avenir et à celui de tes enfants. », « La retraite à 67 ans ? Pourquoi pas à 69, quitte à se faire baiser…. ».


Jean-Marc Claus

Correspondant Bénévole pour L’Humanité.fr

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Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 10:26

 

  Social-Eco - le 4 Novembre 2010


Alors que la manifestation nationale pour le droit à l’avortement s’apprête à croiser samedi le cortège des retraites, Danielle Gaudry, militante au Planning familial, tire la sonnette d’alarme.


Quelles menaces pèsent actuellement sur le droit à l’avortement ?

Danielle Gaudry. Depuis 2009, la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) a instauré un souci de rentabilité particulièrement néfaste. La pratique de l’IVG étant peu rétribuée, elle se retrouve mise au placard dans bon nombre d’établissements victimes du paiement à l’acte. Quand on n’assiste pas à la fermeture pure et simple des centres spécialisés. En Île-de-France, le cas de l’hôpital Tenon est le plus emblématique, mais la restructuration touche l’ensemble des centres de plein fouet, par le biais de transferts d’activité ou de fusions. À chaque fois, ce sont autant de moyens qui disparaissent, de personnels non remplacés. Et le reste de la France n’est pas épargné. À Poitiers, à Perpignan ou à Lyon, les centres d’IVG sont relégués en périphérie, donc difficiles d’accès. Et c’est encore bien pire en milieu rural. Nos craintes sont donc loin d’être des fantasmes, les menaces sont bien réelles.

Si la capacité d’accueil est à ce point altérée, les délais d’intervention doivent augmenter démesurément…

Danielle Gaudry. Nous avons réalisé des tests fin octobre en Île-de-France. Auprès des établissements les moins réticents, il fallait compter trois semaines en moyenne. Vous imaginez les implications d’un tel délai sur une décision prise en urgence !

Et pour les plus réticents ?

Danielle Gaudry. Je n’ose même pas en parler. Disons que de plus en plus de femmes se voient contraintes d’aller avorter à l’étranger, en Espagne ou aux Pays-Bas, car à ce rythme, le cap des douze semaines est vite dépassé.

D’autant que ce délai, prévu par la loi Aubry, n’est pas toujours respecté.

Danielle Gaudry. Certains établissements refusent en effet de pratiquer l’IVG au-delà de dix semaines de grossesse. De plus en plus d’hôpitaux font un zèle dissuasif effrayant. Beaucoup refusent les mineures ou les obligent à fournir une autorisation parentale, ce qui va complètement à l’encontre de la loi Aubry. Et si les lobbies provie continuent d’étendre leur influence, ça risque de ne pas aller en s’arrangeant. Quand on voit que le Conseil de l’Europe vient de refuser, le mois dernier, de limiter l’objection de conscience chez les professionnels de santé, il y a de quoi se faire du souci. Jusqu’à présent, elle concernait essentiellement les médecins, qui pouvaient refuser de pratiquer l’IVG pour des raisons morales. Aujourd’hui, cette clause risque de s’étendre aux établissements publics, ce qui est très préoccupant.

Quelles mesures préconisez-vous pour faire appliquer la loi en France ?

Danielle Gaudry. Nous attendons que Mme Bachelot tienne ses promesses et oblige les agences régionales de santé à assurer cette fonction contraignante. Elle s’y est engagée en mars dernier, mais elle est sans doute trop occupée pour l’instant à restreindre l’aide médicale d’État…

La mobilisation de samedi va d’ailleurs bien au-delà de la seule défense de l’IVG ?

Danielle Gaudry. Les forces en présence seront multiples, à l’image des atteintes portées au système de santé. Les centres d’IVG sont bien sûr en première ligne, mais ce sont les hôpitaux publics dans leur ensemble qui sont concernés. C’est pour cela que la mobilisation est très importante. Il y aura des personnels médicaux et paramédicaux, qui voient leur activité complètement perturbée par la réforme hospitalière, mais aussi des syndicats, des partis politiques et des associations d’usagers. Tous sont très remontés, personne n’a perdu de vue la question des franchises, personne n’a oublié les fermetures des maternités de proximité : tout est lié.

C’est donc l’accès aux soins dans sa globalité qui est mis à mal ?

Danielle Gaudry. Nous sommes en pleine régression sur ce point. Et comme d’habitude, ce sont les plus précaires qui trinquent. Les femmes sans papiers par exemple. Beaucoup n’ont pas de couverture sociale et sont désormais obligées de fournir un chèque de caution pour pouvoir avorter.

Entretien réalisé par Flora Beillouin

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Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 09:51

Communiqué de la Fédération du Parti communiste du  Bas Rhin 


Reichstett

             Le patron de Petroplus a décidé la fermeture de la raffinerie de Reichstett. La Fédération du Parti Communiste Français condamne le choix de sacrifier les 253 salariés qui y travaillent, ainsi que la centaine de contractants permanents et les nombreux sous-traitants.

 

Petroplus est l'une des plus importantes sociétés indépendantes de raffinage et de distribution de produits pétroliers en Europe. Le groupe possède six raffineries implantées au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Belgique et en Suisse. Mais elle est surtout tenue par le fonds d’investissements américain Carlyle. La raffinerie de Reichstett rachetée à Shell en 2007 pour 785 millions de dollars est cotée en bourse. Comme pour d’autres multinationales et groupes d’industriels, c’est la recherche du profit et la rentabilité et non le maintien de l’emploi et de l’industrie qui est à l’origine de la fermeture  du site de Reichstett.

 

            Depuis plusieurs années le choix de ces groupes est le raffinage à la source et non près du lieu de distribution. Petroplus se livre donc simplement à une délocalisation déguisée ! Cette décision affaiblit encore un peu plus le potentiel industriel pétrochimique de l’Alsace et menace l’environnement en privilégiant le transport par route ou par rail de produits raffinés dangereux au détriment de l’utilisation du pipe-line « Nord-Méditerranée ».

 

Le Parti Communiste Français est solidaire des salariés et soutient leur lutte pour le maintien de leur emploi et de l’activité industrielle et du raffinage de la région, de l’avenir de l’énergie en France. Le PCF s'étonne de la déclaration œcuménique ( gauche-droite)  du conseil régional d’Alsace qui malheureusement reflète le manque de détermination et le manque de moyens "politiques" pour faire face aux délocalisations !

 

L'énergie, sous ses différentes formes, n'est pas une marchandise. C'est un bien commun, vital et stratégique pour l'ensemble de l’humanité. C'est pourquoi, nous proposons un grand débat citoyen sur notre proposition de créer un pôle public de l'énergie, créateur d'emplois stables et répondant aux besoins sociaux et économiques.

 

Béatrice Lejarre

Secrétaire départementale du PCF

 

Strasbourg le 22 octobre 2010

Raffinerie Reichstett

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