Sur l'agenda

 

14 février

CONFERENCE DE ANNE LACROIX RIZ

LE 14 FEVRIER 2012

A LA LIBRAIRIE QUAI DES BRUMES

L'appareil nazi en France (1933-1939)

Suivi de La crise des années trente et stratégie du choc

20h30 Maison des associations

Rechercher

Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 10:00

Manif Clown

Cette nouvelle journée de mobilisation a commencé bien avant la veille par un matraquage médiatique annonçant infléchissement du mouvement, démobilisation et baroud d’honneur des syndicats. Au point qu’il aurait quasiment fallu le 06/11/2010 à 14:00, dire à tous ces manifestants convergeant vers la place de la République de rentrer chez eux car selon les prévisionnistes, ils n’auraient pas du être là !

Ce fut sur plus de 2 km une succession de banderoles, de panneaux, de drapeaux, de camions assurant spectacle et décibels, portés, supportés et entourés par 7.000 marcheurs, cyclistes et roller-skateurs selon les organisateurs. 7.000 selon les organisateurs,  4.000 selon les Dernières Nouvelles d’Alsace… Les syndicats étaient bien présents et la palette des coloris tirait beaucoup vers le rouge CGT et l’orange CFDT, mais les blancs-bleus UNSA et CFTC n’étaient pas en reste, ainsi que la FSU, et Sud-Solidaires qui assurait le spectacle avec le duo Johny-Sarko. Il y avait même une ligne de blancs CFE-CGC et FO fermait la marche.

Dans le cortège s’étaient glissés l’ABCDE67-MNCP, défendant la cause de chômeurs et des précaires touchés de plein fouet par la contre-réforme des retraites. L’organisation Femmes Egalité marchait avec les Poupées en Pantalon, appelant à une manifestation aux flambeaux à 19h00 place Kléber sous le slogan « Un enfant quand je veux, si je veux ! Notre corps nous appartient toujours ! ». Sujet d’actualité, mais aussi parfaitement en phase avec la question des retraites et les carrières des femmes.

Les mouvements et partis politiques avaient également répondu présents à l’appel. Une petite délégation du Deutche Kummunist Partei de l’arrondissement d’Ortenau (D) battait pavillon aux côtés du PCF 67 distribuant tracts et cahiers citoyens. Le Parti de Gauche se tenait à proximité. Le NPA et LO assuraient également une indéfectible présence. Le PS marchait en ordre derrière sa banderole. Le Collectif Jeunes rassemblant entre autres les mouvements Jeunes Socialistes, Jeunes Communistes, Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Union Nationale des Etudiants de France, témoignait d’un dynamisme et d’une détermination à toutes épreuves. Innovation : cette fois ci les anarchistes ont défilé sans le double cordon policier les prenant en sandwich !

Manif 6 nov

Autre innovation, les habituels fonctionnaires de police assurant la sécurité du cortège se sont vus soutenus et appuyés par une brigade de clowns sortis de nulle part mais déterminés à aller jusqu’au bout. Réglant la circulation, filmant les manifestants, effectuant des contrôles d’identité  à l’emporte-pièce, verbalisant pour défaut de sourire, ces catalyseurs du rire ont avec beaucoup de finesse joués dans le registre de la provocation tout au long du cortège.

Dresser une pyramide des âges des participants serait intéressant, car il n’y avait pas d’absents. Cependant, alors ils pourraient tranquillement rester chez eux et s’économiser, le nombre toujours important de retraités en marche questionne positivement sur le thème de la solidarité nationale.

Une fois arrivée place Kléber, la dispersion de la manifestation s’est effectuée sans heurs sur un mode plutôt festif, mais avec au préalable des prises de paroles militantes annonçant la poursuite du mouvement et dénonçant clairement la démarche du président Sarkozy qui « met abusivement et constamment en avant le mandant obtenu en 2007 par les urnes, pour légitimer aujourd’hui la casse du Programme du Conseil National de la Résistance. ».

Florilège de slogans : « Quant tout sera privé… on sera privé de tout ! », « La démocratie pour LE nul. Ouvrage en édition très limitée à un seul exemplaire. »,  « Hé toi ! Tu es concerné(e). Sors de là et bats-toi, comme tous ceux qui ont des couilles… », « Sarko, tu as écrasé l’opinion des Français. En 2012 les Français t’écraseront. », « Sarko, ton arrogance et ton mépris te coûteront ta tête en 2012. », « Etudiante à 20 ans, chômeuse à 25 ans… et toujours précaire à 67 ans ? Non, merci ! », « Pas une année de plus ! Pas un euro de moins ! », « Les barbares : Reagan, Tatcher, Sarkozy, Fillon. Dureté et rigidité son compagnons de la mort. Les civilisés : Le peuple en marche. Fragilité et souplesse sont compagnons de la vie. La paix se construit par la justice, pas par le mépris. », « Pour renflouer notre caisse de retraites : faire cotiser les robots !!! », « Ecoles : Voulez-vous de vieux croûtons pour vos petits lardons ? », « Si tu gagnes moins de 4.000€/mois, croire que ce combat n’est pas le tien nuit gravement à ton avenir et à celui de tes enfants. », « La retraite à 67 ans ? Pourquoi pas à 69, quitte à se faire baiser…. ».


Jean-Marc Claus

Correspondant Bénévole pour L’Humanité.fr

Par PCF 67 - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 6 novembre 2010 6 06 /11 /Nov /2010 10:26

 

  Social-Eco - le 4 Novembre 2010


Alors que la manifestation nationale pour le droit à l’avortement s’apprête à croiser samedi le cortège des retraites, Danielle Gaudry, militante au Planning familial, tire la sonnette d’alarme.


Quelles menaces pèsent actuellement sur le droit à l’avortement ?

Danielle Gaudry. Depuis 2009, la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) a instauré un souci de rentabilité particulièrement néfaste. La pratique de l’IVG étant peu rétribuée, elle se retrouve mise au placard dans bon nombre d’établissements victimes du paiement à l’acte. Quand on n’assiste pas à la fermeture pure et simple des centres spécialisés. En Île-de-France, le cas de l’hôpital Tenon est le plus emblématique, mais la restructuration touche l’ensemble des centres de plein fouet, par le biais de transferts d’activité ou de fusions. À chaque fois, ce sont autant de moyens qui disparaissent, de personnels non remplacés. Et le reste de la France n’est pas épargné. À Poitiers, à Perpignan ou à Lyon, les centres d’IVG sont relégués en périphérie, donc difficiles d’accès. Et c’est encore bien pire en milieu rural. Nos craintes sont donc loin d’être des fantasmes, les menaces sont bien réelles.

Si la capacité d’accueil est à ce point altérée, les délais d’intervention doivent augmenter démesurément…

Danielle Gaudry. Nous avons réalisé des tests fin octobre en Île-de-France. Auprès des établissements les moins réticents, il fallait compter trois semaines en moyenne. Vous imaginez les implications d’un tel délai sur une décision prise en urgence !

Et pour les plus réticents ?

Danielle Gaudry. Je n’ose même pas en parler. Disons que de plus en plus de femmes se voient contraintes d’aller avorter à l’étranger, en Espagne ou aux Pays-Bas, car à ce rythme, le cap des douze semaines est vite dépassé.

D’autant que ce délai, prévu par la loi Aubry, n’est pas toujours respecté.

Danielle Gaudry. Certains établissements refusent en effet de pratiquer l’IVG au-delà de dix semaines de grossesse. De plus en plus d’hôpitaux font un zèle dissuasif effrayant. Beaucoup refusent les mineures ou les obligent à fournir une autorisation parentale, ce qui va complètement à l’encontre de la loi Aubry. Et si les lobbies provie continuent d’étendre leur influence, ça risque de ne pas aller en s’arrangeant. Quand on voit que le Conseil de l’Europe vient de refuser, le mois dernier, de limiter l’objection de conscience chez les professionnels de santé, il y a de quoi se faire du souci. Jusqu’à présent, elle concernait essentiellement les médecins, qui pouvaient refuser de pratiquer l’IVG pour des raisons morales. Aujourd’hui, cette clause risque de s’étendre aux établissements publics, ce qui est très préoccupant.

Quelles mesures préconisez-vous pour faire appliquer la loi en France ?

Danielle Gaudry. Nous attendons que Mme Bachelot tienne ses promesses et oblige les agences régionales de santé à assurer cette fonction contraignante. Elle s’y est engagée en mars dernier, mais elle est sans doute trop occupée pour l’instant à restreindre l’aide médicale d’État…

La mobilisation de samedi va d’ailleurs bien au-delà de la seule défense de l’IVG ?

Danielle Gaudry. Les forces en présence seront multiples, à l’image des atteintes portées au système de santé. Les centres d’IVG sont bien sûr en première ligne, mais ce sont les hôpitaux publics dans leur ensemble qui sont concernés. C’est pour cela que la mobilisation est très importante. Il y aura des personnels médicaux et paramédicaux, qui voient leur activité complètement perturbée par la réforme hospitalière, mais aussi des syndicats, des partis politiques et des associations d’usagers. Tous sont très remontés, personne n’a perdu de vue la question des franchises, personne n’a oublié les fermetures des maternités de proximité : tout est lié.

C’est donc l’accès aux soins dans sa globalité qui est mis à mal ?

Danielle Gaudry. Nous sommes en pleine régression sur ce point. Et comme d’habitude, ce sont les plus précaires qui trinquent. Les femmes sans papiers par exemple. Beaucoup n’ont pas de couverture sociale et sont désormais obligées de fournir un chèque de caution pour pouvoir avorter.

Entretien réalisé par Flora Beillouin

Par PCF 67 - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 30 octobre 2010 6 30 /10 /Oct /2010 17:38

La presse locale parle d’un recul de la mobilisation et de manifestations qui marquent le pas. Soit ! Les manifestants étaient moins nombreux le 28 octobre que lors de précédents rassemblements, mais les effectifs n’ont pourtant pas décru au point que l’espérait le Gouvernement. Une journée supplémentaire sans salaire est en temps de crise toujours difficile à assumer car pour les travailleurs certains budgets demeurent incompressibles. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde dans notre beau pays de France livré progressivement mais surement à l’impérialisme de la finance.

 

Alors 5.000, 10.000, 15.000, les chiffres ont-ils encore un sens ? Oui, le sens du refus du glissement vers la paupérisation des Français au profit de financiers dont l’absence de scrupules est proportionnelle aux plu values de leurs opérations boursières. DSC05265Les slogans et les pantomimes réalisés par les manifestants sont éloquents. Du duo Johnny – Sarko sur le camion Sud aux panneaux accusant les parlementaires de trahison et affirmant « Le MEDEF n’a aucun droit sur notre fin de vie. », les artisans et les profiteurs de cette réforme inique sont clairement identifiés.

 

Le Collectif Jeunes pour la Retraite à 60 ans restait pleinement mobilisé. Tous les syndicats étaient plus que simplement représentés. Les partis politiques de Gauche avaient installé leurs points fixes place Broglie, pour ensuite se joindre au cortège. Un couple de militants du Nord actuellement en vacances en Alsace est venu au stand PCF pour saluer les camarades et s’enquérir du parcours de la manifestation afin de s’y joindre. Une façon insolite de visiter Strasbourg ! Et puis finalement, les milliers de manifestants rassemblés place de la République n’étaient peut être que des touristes en mal d’exotisme et à la recherche d’émotions fortes. Une sorte d’apéro géant où l’alcool serait remplacé par le fiel de ceux que gouvernants et parlementaires prennent pour des débiles…

 

Des ouvriers en tenue de travail aux militants de la CFE-CGC, la population de cette manifestation était très représentative de la France dite d’En Bas, car aujourd’hui le statut de cadre ne signifie plus privilège tant ces derniers sont fragilisés par les politiques d’entreprises dictées par un actionnariat insatiable.

 

Des femmes et des hommes sans étiquettes, accompagnés par des enfants et des adolescents, faisaient également partie du cortège, affichant des slogans tels que « Et l’humain dans tout ça ? », « Le travail tue », « Médias, rois de l’intox ! Journalistes encore dignes de ce nom, prenez le pouvoir dans les rédactions… », « Le peuple libre le jour des élections (et encore… avec le lavage de cerveau médiatique) est cocu le soir même. ».

 

Alors, qui parlait de démobilisation, de recul, de marquer le pas ? Donnons tous ensemble rendez-vous samedi le 06/11/2010 à ces jardiniers de la sinistrose…

 

Jean-Marc Claus Correspondant l’Humanité.fr

Par PCF 67 - Publié dans : Lutter avec le PCF - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 23 octobre 2010 6 23 /10 /Oct /2010 09:51

Communiqué de la Fédération du Parti communiste du  Bas Rhin 


Reichstett

             Le patron de Petroplus a décidé la fermeture de la raffinerie de Reichstett. La Fédération du Parti Communiste Français condamne le choix de sacrifier les 253 salariés qui y travaillent, ainsi que la centaine de contractants permanents et les nombreux sous-traitants.

 

Petroplus est l'une des plus importantes sociétés indépendantes de raffinage et de distribution de produits pétroliers en Europe. Le groupe possède six raffineries implantées au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Belgique et en Suisse. Mais elle est surtout tenue par le fonds d’investissements américain Carlyle. La raffinerie de Reichstett rachetée à Shell en 2007 pour 785 millions de dollars est cotée en bourse. Comme pour d’autres multinationales et groupes d’industriels, c’est la recherche du profit et la rentabilité et non le maintien de l’emploi et de l’industrie qui est à l’origine de la fermeture  du site de Reichstett.

 

            Depuis plusieurs années le choix de ces groupes est le raffinage à la source et non près du lieu de distribution. Petroplus se livre donc simplement à une délocalisation déguisée ! Cette décision affaiblit encore un peu plus le potentiel industriel pétrochimique de l’Alsace et menace l’environnement en privilégiant le transport par route ou par rail de produits raffinés dangereux au détriment de l’utilisation du pipe-line « Nord-Méditerranée ».

 

Le Parti Communiste Français est solidaire des salariés et soutient leur lutte pour le maintien de leur emploi et de l’activité industrielle et du raffinage de la région, de l’avenir de l’énergie en France. Le PCF s'étonne de la déclaration œcuménique ( gauche-droite)  du conseil régional d’Alsace qui malheureusement reflète le manque de détermination et le manque de moyens "politiques" pour faire face aux délocalisations !

 

L'énergie, sous ses différentes formes, n'est pas une marchandise. C'est un bien commun, vital et stratégique pour l'ensemble de l’humanité. C'est pourquoi, nous proposons un grand débat citoyen sur notre proposition de créer un pôle public de l'énergie, créateur d'emplois stables et répondant aux besoins sociaux et économiques.

 

Béatrice Lejarre

Secrétaire départementale du PCF

 

Strasbourg le 22 octobre 2010

Raffinerie Reichstett

Par PCF 67 - Publié dans : Luttes sociales - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 20 octobre 2010 3 20 /10 /Oct /2010 19:26

 

Internationale & sans-culottes : Strasbourg prend des couleurs révolutionnaires !
En début d’après-midi, place de la République les syndicalistes de l’entreprise Bongard, déjà présents le matin à Haguenau, installent leur barbecue, histoire de renflouer les salariés grévistes. Ils font le bilan de deux semaines de conflit avec la direction de cette entreprise leader européen en matériel de boulangerie : 40€ d’augmentation de salaire mensuel, une participation accrue de 25%, mais surtout l’arrêt du travail le samedi organisé sur la base d’un volontariat non choisit. Les chiffres devraient être contextualisés avec le rapport à leurs salaires de base que je n’ai pas l’indécence de leur demander.
Le long de la place Broglie et à l’angle de la rue de la Fonderie, les stands Front de Gauche du PCF et du Parti de Gauche se font face, mais ne se regardent heureusement pas en chiens de faïence. L’heure est toujours à l’unité dans la mobilisation. Francis Wurtz distribue des tracts et discute longuement avec une femme venue le solliciter. Des militants sont interpellés par un couple ne partageant pas leurs opinions. Deux jeunes gens viennent remplir un bulletin d’inscription au PCF. Côté Parti de Gauche, on rivalise d’originalité dans les slogans et des affiches « Casse-toi pôv con ! » sont distribuées à des manifestants en mal de pancartes. La rumeur monte depuis la place de la République. Plus le pouvoir s’en fou, plus il y a un monde fou ! Il lui faudra un fondement solide pour s’assoir sur 70% de la population…(la suite de l'article)

DSCN9312

Haguenau : Très forte mobilisation lycéenne
La manifestation commence, comme à chaque fois en amont par une réunion intersyndicale CGT-CDFT-FO la semaine avant, puis la veille des distributions de tracts, notamment à la gare routière et ferroviaire.
Lundi 18/10/2010 à 7:00 : Un jeune homme prend le tract et dit : « Je dois bosser mais je suis avec vous ! Vous avez 100% raison. Moi j’ai pour l’instant un emploi en CDD, mais mon père qui ne fait que de l’intérim à 55 ans il ne trouve plus de boulot. Si ça continue comme ça on va être dans la misère. Continuez. Ne lâchez pas l’affaire. Vous avez à 100% raison ! ».
Les jeunes et les seniors sont déjà dans la précarité. Faut-il les y enfoncer plus encore ?
Puis, c’est le jour de la manif. Sera t’elle suivie ? Si oui, par qui et dans quelles conditions ? Les questions restent ouvertes jusqu’après la dispersion. Pour les organisateurs c’est toujours un quitte ou double, mais le jeu s’arrête à la métaphore car mobiliser du monde n’est jamais un amusement.(la suite de l'article)

poing.JPG

Par Jean-Marc Claus corespondant de l'Humanité

Par PCF 67 - Publié dans : Lutter avec le PCF - Communauté : Parti Communiste Français
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés