Parti Communiste Français
Communiqué de la fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste français
Port du Rhin : le scénario du pire…
Alors que des milliers de pacifistes européens voulaient manifester dans le calme pour exprimer leur volonté de construire la paix en Europe et exiger la dissolution de l’OTAN, le scénario du pire s’est produit au Port du Rhin à Strasbourg.
Le PCF du Bas-Rhin apporte son soutien à la population du quartier du Port du Rhin qui depuis trois jours a vécu en état de siège et n’a vraiment pas mérité les dégradations de ce jour.
Le PCF du Bas-Rhin condamne avec la plus grande fermeté les violences gratuites des groupes venus au nom de prétextes fallacieux pour casser. Ces gens là n’ont rien à voir avec les mouvements démocratiques qui organisaient le Contre-sommet de l’OTAN. Ces groupes font le jeu des Sarkozy, Merkel, Berlusconi, Brown etc… qui dominent l’Europe et qui l’ont conduite dans l’ornière de la crise économique et sociale d’aujourd’hui…
Le PCF déplore l’attitude du Préfet du Bas-Rhin aux ordres de Sarkozy qui depuis des mois a créé les conditions d’une criminalisation du mouvement pacifiste et qui a installé dans notre ville un climat d’insécurité jamais connu. Contrairement à sa promesse faite aux organisateurs le Pont de l’Europe a été fermé, empêchant ainsi l’accès des pacifistes allemands au Jardin des Deux-Rives.
Le PCF condamne la position du Maire de Strasbourg qui a tout fait pour reléguer la manifestation pacifiste dans la périphérie de la Ville en organisant un véritable piège à manifestants. La suspension des transports en commun a aggravé la situation en retardant considérablement l’accès des manifestants. La multiplication des barrages et des contrôles créant une atmosphère insupportable !
Quelle image de la Ville de Strasbourg au lendemain du sommet de l’Otan ? Une nouvelle fois le tapis rouge est déroulé pour les puissants et les citoyens sont méprisés et humiliés. Strasbourg méritait mieux que cela ! Elle reste à nos yeux une capitale de la Paix et de la Démocratie et les peuples continueront à s’y faire entendre !
A Strasbourg, le samedi 4 avril 2009. (18h20)
Jean-Baptiste Metz
Secrétaire Départemental du PCF
Communiqué de la fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste français
L’expulsion des étudiants par les forces de l’ordre de l’Université de Strasbourg, ce matin à 5h30, est une atteinte aux libertés fondamentales. Le PCF du Bas-Rhin la condamne avec la plus grande fermeté.
Après la tentative d’interdiction des drapeaux de la paix aux balcons, le rétablissement des contrôles aux frontières (annulation temporaire du dispositif Schengen), le gouvernement de Sarkozy fait expulser les étudiants qui occupaient le patio de l’ex Université Marc Bloch.
Les étudiants et les personnels de l’Université de Strasbourg sont en lutte contre le projet de LRU depuis plus de 6 semaines.
Le prétexte invoqué par les autorités pour justifier l’évacuation de l’Université, ce samedi 28 mars, est l’impérieuse nécessité de fermer tous les locaux universitaires en raison du sommet de l’Otan la semaine prochaine à Strasbourg. Une fois de plus les pacifistes sont criminalisés !
En agissant ainsi, le pouvoir sarkozyste donne raison aux extrémistes de droite qui s’étaient mobilisés en début de semaine, au nom de « la liberté d’étudier », contre l’occupation par les étudiants de l’ex- fac Robert Schumann.
Quand les personnels et les étudiants suspendent les cours pour protester contre la Loi LRU le pouvoir considère cela comme une atteinte au droit d’étudier, mais quand il s’agit du sommet de l’Otan il ne se préoccupe pas des conséquences pour les études des milliers d’étudiants de Strasbourg.
Au delà de l’atteinte au droit de grève, ce sont les libertés publiques qui sont écrasées sous la botte des CRS.
A Strasbourg, le samedi 28 mars 2009.
Jean-Baptiste Metz
Secrétaire Départemental du PCF
Fédération du Bas-Rhin du Parti Communiste Français