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14 février

CONFERENCE DE ANNE LACROIX RIZ

LE 14 FEVRIER 2012

A LA LIBRAIRIE QUAI DES BRUMES

L'appareil nazi en France (1933-1939)

Suivi de La crise des années trente et stratégie du choc

20h30 Maison des associations

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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 08:21

Wauqiez

Sacré Wauquiez, toujours une vanne d’avance : « Cette question de la différence entre le travail et l'assistanat est aujourd'hui l'un des vrais cancers de la société française ». Les mecs qui crèvent dans les hostos sinistrés par ses copains de droite n’ont pas de « vrais cancers », eux ! Non-non, le « vrai cancer » c’est l’assistanat. Et il dit ça, Wauquiez, alors qu’on enterre le courageux Patrick Roy, emporté par le crabe du pancréas. Des trucs comme ça, il n’y a que l’UMP pour les oser !

Ceci dit, cette histoire des travaux d’intérêt général pour les « bénéficiaires » des minima sociaux, Sarkozy nous l’avait déjà contée. C’est à cause de ses souvenirs au ministère de l’Intérieur : le RSA, pour ces gens, c’est comme l’alcool au volant, ça se soigne à coups de travaux d’intérêt général, et la taule en cas de récidive.

A part ça, côté com’, l’épouvantail de l’assistanat est une arnaque de haut vol, bien ficelée comme il faut. Les assistés, ça fait deux problèmes : « ils ne foutent rien pendant qu’on trime et (comme le disait cet assisté de Coluche) c’est nous qui paye ». Et en plus, « c’est fraudeurs et compagnie ».

Côté gruge, ces gentlemen de la Sarkozie disent qu’ils veulent lutter contre les fraudes qui nous coûtent un max. Sauf que, les fraudes au RSA c’est peanuts, quelques millions d’euros tout au plus (quand on a soustrait les erreurs de l’administration et le pognon récupéré sur trois ans), alors que la fraude fiscale c’est la bagatelle de 50 milliards d’Euros par an (3 % du PIB)… Il est vrai que le RSA c’est les pauvres, la fraude fiscale c’est les riches. Deux enseignements : les pauvres fraudent moins que les riches ; les assistés fiscaux fraudent peinards au pays de l’UMP.

Mais venons-en au vrai problème : il y a des gens qui sont payés à rien foutre, et c’est un scandale pour ceux qui bossent ! Bah c’est vrai quoi, la France est rongée par deux gangrènes (c’est pas des cancers, j’ai demandé à mon toubib) : les assistés immobiliers et les assistés mobiliers. Les assistés immobiliers ce sont les propriétaires d’immeubles et de terres. Pendant qu’ils se touchent les noix sous les cocotiers, leurs locataires se crèvent à la tâche : ils foutent rien et pompent le fric des braves gens. Il a raison Wauquiez, il y a de quoi avoir la Kalachnikov qui gratte. L’autre catégorie, les assistés mobiliers, c’est les actionnaires, les banquiers, les financiers et autres détenteurs de « titres au porteur » (on les appelle comme ça mais ils portent que dalle). Pendant que le travailleur crée la richesse, l’actionnaire règne sur l’art subtil des mots fléchés, et c’est lui qui empoche le pactole. Il a raison Wauquiez, c’est dégueulasse pour ceux qui bossent, et il y a de quoi marronner.

Il ne faudrait pas se la laisser conter : les rentiers ne sont pas des gens « qui ont trimé toute leur vie » pour se constituer une rente. Il y a des fortunes obtenues grâce à la prédation capitaliste, bien sûr, mais pour l’essentiel, c’est de l’héritage que vient la rente. L’économiste Thomas Piketty a fait les comptes : alors que la part de l’héritage dans le PIB était tombée à 5,7% en 1950, elle est remontée à plus de 20% aujourd’hui ! Et ce génie de Sarkozy n’a trouvé rien de mieux à faire que de détaxer à tour de bras les donations et les successions !

Evidemment, c’est plus facile pour Wauquiez & Co. d’accabler les pauvres gars qui survivent au RSA, plutôt que d’affronter les rentiers qui les font élire.

On résume : pendant qu’on bosse, les rentiers de l’immobilier et du capital ne foutent rien et vivent à nos crochets. Il a raison, Wauquiez, il faudrait leur coller des travaux d’intérêt général, pour commencer.

Glop Lerouge

Secrétaire de section

Par PCF 67 - Publié dans : Privilèges des nantis - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 15 décembre 2011 4 15 /12 /Déc /2011 08:49

 

 

Les élites mondiales et françaises ne sont pas tant rassurées que cela. Elles ont provoqué un désordre si ample, au cœur même de leur crise, qu’elles ne maîtrisent plus les soubresauts contradictoires qu’elles alimentent elles-mêmes.

 

Ainsi, ces trois agences de notations – Moody’s, Fitch Ratings et Standard & Poor’s – qui, hier, ont été complices et actrices de la chute de la grande banque Lehman Brothers aux Etats-Unis, s’acharnent désormais à distribuer des notations pour faire flamber les bourses, tout en servant d’arguments aux pouvoirs en place pour réduire les droits sociaux et démocratiques.

 

Mais elles sont contraintes de déclarer un jour que leur potion amère est nécessaire et le lendemain d’avouer que l’austérité apporte la récession, donc l’inefficacité économique. Cette valse-hésitation est la manifestation d’une certaine peur.

 

Voyons ce seizième sommet européen tenu en fin de semaine dernière, deux ans après la mise en œuvre du traité de Lisbonne, et vingt ans, jour pour jour, après celui de Maastricht. Quel aveu d’échec ! Ces traités avaient été présentés comme permettant la construction européenne. Aujourd’hui, les mêmes s’inquiètent de sa déconstruction. Les gouvernements et leurs médias ont sur-dramatisé la situation pour enfermer le raisonnement dans un seul choix possible, celui de l’austérité, interdisant  tout débat contradictoire sur les solutions alternatives. Au-delà, voyons bien l’extrême gravité de ce qui se profile : un nouveau pas dans la destruction de l’état social, de la République sociale. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont acté le contenu du pacte « Euro plus » et les six règlements que la majorité droitière du Parlement européen a voté il y a quelques semaines (*), pour aller vers un nouveau traité encore plus antisocial.

 

Le maître mot est « discipline » au sens militaire. En son nom, l’élaboration des budgets des pays échappe totalement aux élus du peuple, au profit d’une petite caste de personnalités non élues eu sein de la Commission de Bruxelles, en lien avec la Banque centrale européenne aux ordres des marchés financiers.

 

L’enjeu fondamental est de réduire sans cesse les dépenses publiques indispensables au plus grand nombre pour  que les plus fortunés et  le monde de la finance contribuent encore moins à la marche de la société. C’est ce qui était  déjà largement entamé avec la diminution de l’impôt sur les sociétés, la fin de la taxe professionnelle, la diminution de l’impôt sur les grandes fortunes et le bouclier fiscal.

 

L’ambition suprême des capitalistes est d’en finir avec nos systèmes de sécurité sociale et de retraites pour en faire des sources de profits pour le privé. Le même raisonnement est en cours à propos des services publics, avec la réduction générale des politiques publiques.

 

Plus fondamentalement, ce qui est en jeu derrière le vocable de « coordination des politiques économiques », c’est un Etat rabougri, voir vidé de sa substance sociale, démocratique et économique. C’est un Etat aliéné par des superstructures, supranationales, européennes, non élues. C’est donc une démocratie de domination qui se prépare. Ainsi, les dirigeants du monde tentent  de faire croire que les choix économiques, que les orientations budgétaires seraient, comme le temps qu’il fait, des données  dépolitisées qui s’imposent à tous, indépendamment de l’idée que l’on en a. Il n’y aurait plus à choisir. Il faudrait subir l’opulence pour les marchés financiers, et l’austérité à perpétuité pour les travailleurs et leur famille. Leur peur de la démocratie et des peuples les conduit à  un coup de force ! Seul recours qu’ils ont trouvé pour faire face au rejet désormais majoritaire de leurs choix.

 

Il est du devoir de la gauche d’aider à décrypter ce complexe dispositif mortifère pour que l’expression populaire se mette au niveau de l’ampleur de l’attaque. Parce que sa seule boussole ne peut être que le service de l’intérêt général et  des classes populaires, la gauche doit dire clairement qu’elle refuse de mettre en œuvre le pacte Sarkozy-Merkel. Sa vocation n’est pas de laisser entrevoir qu’il pourrait y avoir quelques vertus à regarder du côté de M. Bayrou et sa tentative de rassembler coupables et victimes dans une même tentative d’unité nationale. Il propose une cure d’austérité encore plus violente que celle du pouvoir actuel et  la droite, en réelle difficulté, pousse un projet d’union nationale pour un programme d’austérité à perpétuité. L’UMP estime que la crise du système capitaliste et les décisions européennes créent des conditions favorables à une union sacrée qu’elle appelle de ses vœux depuis des mois. En se retirant de la compétition présidentielle, M. Borloo a montré la route. Le dispositif interne à l’UMP, avec ce découpage interne de « droite populaire », « droite sociale », « droite humaniste » et des « réformateurs libéraux » vise à amplifier le mouvement. Mais l’annonce de la candidature de M. Villepin montre que la tâche est ardue tant sont grands le rejet de Nicolas Sarkozy et l’aspiration au changement.

 

Mardi, à l’Assemblée nationale, le Premier ministre a enfoncé le clou en déclarant : « Au-delà des clivages, au-delà des échéances électorales, nous devons afficher une volonté politique commune pour faire accepter la discipline budgétaire ». C’est à dire la super-austérité si dure au monde du travail et de la création, si douce aux possédants, mise au service  d’une union sacrée des loups et des agneaux. Président de la République en tête, les responsables des difficultés de nos concitoyens vont dramatiser la situation pour obtenir une majorité derrière eux. M. Guéant a lui  la tâche, avec ses prises de positions  gluantes et nauséabondes,  de rallier  les troupes de l’extrême-droite qui dangereusement progresse dans les enquêtes d’opinion. Comment pourrait-il en être autrement avec l’insupportable climat des affaires touchant les deux familles politiques présentées comme susceptibles de gouverner ? L’extrême-droite est associée au pouvoir en Grèce et en Italie…pour y faire la même politique que celle de Nicolas Sarkozy.

 

Dans un tel contexte, le Front de Gauche ambitionne d’apporter une grande bouffée d’air pur. Depuis quelques semaines, il progresse dans les enquêtes d’opinion. Bien davantage encore de salariés, de  jeunes, de chômeurs, de créateurs, de petits entrepreneurs peuvent prendre conscience qu’il leur donne, avec son candidat Jean-Luc Mélenchon, la possibilité de modifier le rapport de forces dans le sens de leur espoirs, pour débarrasser le pays de  M. Sarkozy, affaiblir l’extrême-droite  et permettre à une politique de réel changement de l’emporter et de réussir. Certes, cette perspective  ne rassure pas les milieux d’affaires. Nous si !

 

Publié le par Patrick Le Hyaric 

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* Ceci est décrypté dans le livre : « Le pacte des rapaces ».

Par PCF 67
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 09:53

"Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement": la campagne d'hiver de la Fondation Abbé Pierre alerte cette année sur la "précarité énergétique", en réclamant "une action massive" des pouvoirs publics.

 

http://www.humanite.fr/sites/default/files/imagecache/home-580x250/abbepierre.jpg

 

A l'occasion du lancement de sa campagne d'affichage hivernale, jusqu'au 14 décembre, la Fondation réclame la création d’"un bouclier énergétique capable d’assurer à tous une capacité minimum à se chauffer". "En France, aujourd'hui, 3,8 millions de ménages souffrent de précarité énergétique, soit un ménage sur six, correspondant à 8 millions de personnes. Des personnes qui ne peuvent se chauffer et s’éclairer normalement, et parfois qui ne peuvent se chauffer du tout", explique-t-elle dans un communiqué. Parmi elles, "les ménages modestes vivant dans des maisons individuelles", dont "plus d'un million de propriétaires occupants", selon l'édition 2011 du rapport de la fondation sur le mal-logement.

La "précarité énergétique" n'a cessé de se développer ces dernières années. En cause: des loyers "qui ont bondi de 50% en 10 ans" et une "hausse dramatique des charges (gaz, électricité, fuel)". "Alors que l’hiver arrive, un tel phénomène n’est tout simplement pas acceptable et doit faire l’objet de toute l’attention des pouvoirs publics. Et d’une action massive et concrète. Sans attendre", plaide la Fondation Abbé Pierre. "Les mesures actuelles (tarifs sociaux, aide aux impayés...) sont beaucoup trop faibles. Elles n’allègent qu’une partie du public concerné et ne compensent pas les diverses augmentations subies par les familles les plus modestes", analyse-t-elle. "La période d’austérité budgétaire qui s’annonce ne peut affaiblir davantage les ménages touchés par la pauvreté ou la précarité", estime-t-elle.

Les affiches diffusées jusqu'à la mi-décembre dans toute la France montrent deux personnes âgées dans leur appartement aux murs défraîchis, dans les bras l'une de l'autre, enroulées dans une couverture, ou une femme et son fils dans un lit, sous les couvertures. "Ils s'aiment mais ce n'est pas ce qui les rapproche. Huit millions de personnes souffrent du froid parce qu'elles n'ont pas les moyens de chauffer leur logement. Agissons !", peut-on lire au bas des affiches.

Spectaculaire lancement, jeudi, à Paris, de la campagne hivernale de la Fondation Abbé-Pierre : deux militants ont passé toute la journée dans un appartement de trois mètres sur quatre, avec des trous béants à la place des fenêtres, reconstitué devant la fontaine des Innocents. Leur but ? Sensibiliser l’opinion à la précarité énergétique dont souffrent 8 millions de personnes, dans 3,7 millions de logements qualifiés de « passoires énergétiques ».

 

Place broglie Manifestation de travailleurs sociaux

Le « scandale » du plan hivernal

Une soixantaine de travailleurs sociaux ont manifesté hier, place Broglie, pour dénoncer les conditions du plan hivernal à Strasbourg.

Soumis à des restrictions budgétaires, le plan hivernal mis en place par l’Etat à Strasbourg suscite la colère de ceux qui travaillent au contact des personnes sans abri. A l’appel des syndicats FO et CNT, ils sont venus témoigner hier, sur les marches de l’opéra, face au marché de Noël. Leur mot d’ordre : « Non à l’Etat meurtrier, chaque vie compte ».

« Un hébergement en appartement est prévu pour environ 90 familles durant toute la campagne hivernale, en remplacement de la coûteuse réservation de chambres d’hôtel. Par contre, il n’y a quasiment aucune place supplémentaire pour les isolés, mis à part l’ajout de 30 matelas jetés sur le sol dans un accueil de jour ouvert la nuit », dénoncent les manifestants.

Conséquence de cette pénurie de lits : « Plusieurs centaines de personnes, à Strasbourg, dorment à la rue. Elles sont résignées et n’appellent plus le 115. » Les travailleurs sociaux mobilisés exigent la mise en place d’un système d’hébergement d’urgence « inconditionnel et à durée illimitée ». DNA du 10 décembre 2011

Par PCF 67 - Publié dans : Solidarité - Communauté : Parti Communiste Français
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Jeudi 8 décembre 2011 4 08 /12 /Déc /2011 08:22

Du partenariat entre la France et l’Allemagne, il n’y pas que l’austérité « merkozyenne ». Die Linke et le Front de gauche ont en effet présenté un projet de loi conjoint contre le modèle d’austérité de la chancelière allemande.


Les gauches française et allemande ont décidé de passer à l’attaque cette semaine face aux multiples déclarations de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel concernant une convergence supposée entre leurs pays comme base pour un projet d’Europe de l’austérité. Face à un président français qui est allé jusqu’à affirmer que » tout mon travail consiste à mener la France vers un système qui fonctionne, celui de l’Allemagne « , le Front de Gauche français a mis ses économistes au travail pour analyser le mythe allemand, en démontrant qu’il produit de l’inégalité, du chômage, de l’appauvrissement et peu de croissance.

 

Il y a dix jours, le candidat présidentiel du Front de Gauche français, Jean-Luc Mélenchon, a démonté dans le journal Les Echos le mythe d’une Allemagne prospère. Entre-temps, le Front de Gauche et Die Linke en Allemagne ont présenté conjointement un projet de loi contre l’austérité devant l’Assemblée Nationale française et le Bundestag allemand. Le projet arrivera cette semaine à la chambre tchèque et plusieurs forces de la gauche grecque étudient leur démarche.

 

Le Front de Gauche français a démonté le mythe allemand

 

Les français sont-ils fascinés par un hypothétique miracle allemand ? En réalité, selon un sondage de l’Institut Ifop, même les allemands ne le sont pas : 53% jugent insuffisant son système de protection sociale, 64% pensent que l’éducation et la santé ne fonctionnent pas bien et 67% estiment qu’il n’est même pas sûr qu’ils arrivent à percevoir les pensions de retraite qu’on leur doit.

 

La tribune de Mélenchon est venue résumer une analyse différente sur le supposé miracle allemand : l’Allemagne attire beaucoup moins d’investissement étranger direct que la France (plus d’un milliard de dollars face à 674M), elle a plus de dette (83.2% du PIB face à 81.7%), et dans l’ensemble, dans la dernière décennie, sa croissance a été moindre, pendant la phase aiguë de la crise elle est entrée dans une dépression beaucoup plus profonde et possède des niveaux de pauvreté, spécialement parmi les jeunes, qui seraient insupportables pour la structure sociale française. » Pouvons-nous importer le modèle allemand ? Non ! La démographie allemande est très différente de celle de la France. Le taux de fécondité allemande est la moitié de celui de la France. Depuis 30 ans, il y a davantage de décès que des naissances de l’autre côté du Rhin et le pays, par conséquent, se voit obliger à privilégier une économie de revenu. La France a un besoin vital d’activité. D’ici 2060, la population allemande passera de 82 à 65 millions d’habitants. Celle de la France passera de 65 à 73 millions « , écrit-il.

 

En outre, le Front de Gauche ajoute une autre objection au mythe allemand. « Outre le fait qu’il est impossible de transposer le modèle allemand, est-il réellement désirable de le faire ? » écrit Mélenchon. « 20% des salariés sont des travailleurs pauvres ».

 

En Allemagne, 1,5 millions chômeurs ont disparu des statistiques

 

D’autre part, et c’est l’avant-dernier secret du miracle Merkel, l’hypothétique 6% de chômage officiel en Allemagne cache une réalité beaucoup moins glorieuse. À cause des lois de restriction de droits sociaux, 1,5 millions de chômeurs ont disparu des statistiques. En septembre dernier, 200.000 autres ont été effacés et le Ministère du Travail allemand a dû reconnaître que 57% des chômeurs de plus de 55 ans ne sont pas comptabilisés.

 

L’économie allemande est en effet une mécanique exportatrice, mais au prix de la dévaluation de sa propre main d’œuvre et de la transformation des autres pays européens (destinataires de 65% de ses exportations) en réceptacles de produits dont seulement 16% sont de haute technologie (et 26% des exportations françaises).

 

L’attaque du Front de Gauche et de Die Linke a commencé à produire ses premiers effets à la fin de semaine. Le candidat présidentiel du PS, François Hollande, qui jusqu’à présent faisait également l’éloge du modèle allemand, a décidé de changer de registre et dimanche 4 décembre il était à Berlin pour critiquer le modèle allemand.

 

Posté le 7 décembre 2011 par Place au Peuple dans AU COEUR DE LA CAMPAGNE, S'INFORMER
Par PCF 67 - Communauté : Parti Communiste Français
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 09:57

logo-pcf.gifLettre ouverte du Comité régional d’Alsace du PCF aux élus des trois collectivités d’Alsace, conseil de la Région Alsace et les conseils généraux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, réunis en congrès ce jeudi 1er décembre pour la mise en place du Conseil d’Alsace.  


Début 2011 à l’annonce du projet de fusion des conseils généraux du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et du conseil de la Région Alsace, en une seuleinstance, nous avions exprimé la crainte qu’une fois de plus notre région devienne une terre d’expérimentation de la régression sociale, de la concurrence libre et non faussée chère à l’Europe libérale, et qui éloignerait les citoyens alsaciens des lieux de décisions qui leur sont les plus proches (la commune et le département).


Quelques mois plus tard, messieurs Richert, Kennel et Buttner ont décidé de réunir le congrès d’Alsace pour lancer la création du Conseil d’Alsace, qui sera suivi d’un référendum si les élus des trois assemblées y sont favorables.


A ce jour un sondage indique que 79% des Alsaciens sont d’accord avec la tenue d’un tel référendum et 60% sont favorables à la mise en place d’un conseil unique sur la base d’une double motivation : « la réduction des dépenses publiques » et une « plus grande efficacité de cette structure unique». Autant nous comprenons ces préoccupations, autant s’agissant du Conseil d’Alsace nous pensons qu’il s’agit de leurres habillés de « bon sens ». L’attachement des Alsaciens à leur région ne doit pas faire perdre de vue les menaces que porte cette expérimentation. Cette proposition de la droite alsacienne s’inscrit clairement dans la réforme des collectivités territoriales visant à masquer le désengagement financier de l’Etat :

  • Il s’agit de baisser la dépense des collectivités, accusée d’être responsable des déficits publics et de nuire à la compétitivité de l’économie. 
  • Il s’agit, en conséquence, de réduire les personnels jugés trop nombreux, en appliquant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, en remettant en cause l’avenir même des services publics de proximité et en soumettant ces nouveaux secteurs au profit du privé.

 http://www.bakchich.info/IMG/jpg_alsace-pakman.jpgdessin piqué dans Bakchich

 Ce Conseil unique d’Alsace est un vrai cadeau fait au gouvernement par le trio Richert, Kennel, Buttner. Il facilitera le placement de toutes les collectivités alsaciennes (communes, comcom etc..) sous la tutelle financière de l’Etat (sans maîtrise de la nouvelle contribution d’entreprise et avec des dotations de l’Etat gelées).

 

 La réforme des collectivités territoriales a suscité l’inquiétude de certains élus alsaciens. Avec eux, nous dénonçons le gel des dotations de l’Etat pendant trois ans, la suppression de la taxe professionnelle, la perspective de la suppression de la clause de compétence générale rendant plus difficile la prise en compte des besoins essentiels de la population.

 

 Avec la liquidation des deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, ce sont tous les services publics organisés au niveau départemental qui sont menacés - à commencer bien sûr par ceux directement liés aux deux conseils généraux. Avec la fusion des collectivités, ce sont les financements croisés de nos communes qui permettaient la réalisation des équipements pour le bien être de la population (salles polyvalentes, terrains de sport…) et les subventions destinées à assurer le bon fonctionnement de services publics dans nos communes, qui vont être étranglés.


Ce sont ces inquiétudes, partagées par de nombreux élus alsaciens qui, au niveau national, ont conduit à un changement de majorité au Sénat, puis à l’adoption d’une loi par cette chambre rejetant la réforme des collectivités territoriales. En cas de changement de majorité à l’Assemblée Nationale en 2012, cette abrogation pourrait devenir effective et la tentative de la droite alsacienne vouée à l’échec.


Le 1er décembre nous appelons les élus locaux à voter contre le projet de fusion lors du congrès. Si un référendum était néanmoins organisé, nous appellerions les citoyens à voter contre cette fusion les éloignant des lieux de décisions qui leur sont proches.

Le 29 novembre 2011

Par PCF 67 - Publié dans : Une Région Alsace à Gauche - Communauté : Parti Communiste Français
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